La prescription civile : les délais à connaître

    ÉJ
    Équipe Juriv'IARédaction Juriv'IA

    Rédaction éditoriale · Juriv'IA

    Guides méthodologiques rédigés par l'équipe éditoriale de Juriv'IA pour accompagner les étudiants en droit dans leurs exercices universitaires.

    • Méthodologie juridique
    Voir le profil et toutes ses analyses
    0lectures
    23 septembre 20261re parution
    4 minde lecture
    5analyses publiées
    Publié sous la responsabilité de l'auteur

    Analyse non revue juridiquement

    Cette mention porte sur la revue du contenu, indépendamment du statut de vérification de l'auteur.

    Quel est le délai de prescription d'une action civile ?

    Réponse en bref

    Le délai de droit commun des actions personnelles ou mobilières est de cinq ans à compter du jour où le titulaire a connu ou aurait dû connaître les faits (article 2224 du Code civil), sous réserve de nombreux délais spéciaux.

    Points clés

    • Droit commun : cinq ans (article 2224).
    • Délai butoir de vingt ans à compter de la naissance du droit (article 2232).
    • Dommage corporel : dix ans à compter de la consolidation (article 2226).
    • Consommateur face à un professionnel : deux ans (article L. 218-2 du Code de la consommation).

    Le délai de droit commun

    Depuis la loi du 17 juin 2008, les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d'un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer.

    Le délai butoir

    L'article 2232 fixe un délai maximal de vingt ans à compter du jour de la naissance du droit, quels que soient les reports ou suspensions.

    Les principaux délais spéciaux

    L'action en réparation d'un dommage corporel se prescrit par dix ans à compter de la consolidation. L'action d'un professionnel contre un consommateur pour les biens ou services fournis se prescrit par deux ans. Les actions réelles immobilières se prescrivent par trente ans.

    Interruption et suspension

    La demande en justice, même en référé, interrompt la prescription (article 2241), tout comme la reconnaissance du droit par le débiteur. La médiation ou la conciliation suspendent le délai.

    À propos de l'auteur

    Équipe Juriv'IA

    Rédaction éditoriale · Juriv'IA

    Voir toutes ses analyses

    À lire également

    ContratsPublié sous la responsabilité de l'auteur

    La force majeure en matière contractuelle

    Quand un débiteur peut-il invoquer la force majeure ?

    Selon l'article 1218 du Code civil, il faut un événement échappant au contrôle du débiteur, qui ne pouvait être raisonnablement prévu lors de la conclusion du contrat et dont les effets ne peuvent être évités par des mesures appropriées.

    Équipe Juriv'IA· Rédaction éditoriale
    25 sept. 2026 4 min 0
    ContratsPublié sous la responsabilité de l'auteur

    La clause limitative de responsabilité après la réforme de 2016

    Une clause limitative de responsabilité est-elle toujours valable ?

    Elle est valable en principe, mais elle est réputée non écrite si elle prive de sa substance l'obligation essentielle du débiteur (article 1170 du Code civil) et elle est écartée en cas de faute lourde ou dolosive.

    Équipe Juriv'IA· Rédaction éditoriale
    19 sept. 2026 5 min 0
    ContratsExempleAnalyse potentiellement obsolète

    Exemple : analyse signalée comme non à jour

    Que se passe-t-il lorsqu'une analyse n'a pas été revue récemment ?

    Lorsqu'une analyse dépasse sa date de validité ou n'a pas été revue depuis longtemps, l'Agora affiche un avertissement d'obsolescence et l'analyse est déclassée dans les réponses de l'assistant.

    Auteur Exemple· Avocat au barreau (profil de démonstration)
    13 déc. 2024 3 min 2

    Cette analyse est publiée par son auteur, sous sa responsabilité. Elle constitue une information juridique générale et ne remplace pas une consultation adaptée à votre situation. Domaine : Contrats.