SARL ou SAS : comment choisir sa forme sociale

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    18 septembre 20261re parution
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    Faut-il créer une SARL ou une SAS ?

    Réponse en bref

    La SARL offre un cadre légal encadré et rassurant ; la SAS offre une grande liberté statutaire. Le choix dépend du projet d'associés, du régime social du dirigeant et des perspectives de levée de fonds.

    Points clés

    • La SARL est très encadrée par le Code de commerce, la SAS repose surtout sur ses statuts.
    • Le gérant majoritaire de SARL relève du régime des travailleurs non salariés ; le président de SAS est assimilé salarié.
    • La cession de parts de SARL à un tiers suppose un agrément à la majorité légale.
    • La SAS facilite l'entrée d'investisseurs grâce aux actions de préférence.

    Deux logiques différentes

    La société à responsabilité limitée (articles L. 223-1 et suivants du Code de commerce) est une société dont le fonctionnement est largement fixé par la loi : règles de majorité, conditions de cession des parts, désignation du gérant. La société par actions simplifiée (articles L. 227-1 et suivants) laisse au contraire aux associés le soin d'organiser presque librement la direction et les décisions collectives.

    Le statut social du dirigeant

    Le gérant majoritaire de SARL relève de la protection sociale des travailleurs indépendants : les cotisations sont plus faibles, la protection moins étendue. Le président de SAS est assimilé salarié : cotisations plus élevées, mais couverture proche de celle d'un salarié (hors assurance chômage).

    Entrée et sortie des associés

    Dans la SARL, la cession de parts à un tiers est soumise à l'agrément de la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts (article L. 223-14). Dans la SAS, les statuts peuvent prévoir des clauses d'agrément, d'inaliénabilité ou d'exclusion sur mesure.

    Quel choix retenir

    La SARL convient aux projets familiaux ou entre associés peu nombreux souhaitant un cadre sécurisé. La SAS convient aux projets évolutifs, aux levées de fonds et aux montages avec investisseurs. Dans tous les cas, la qualité de la rédaction des statuts reste déterminante.

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